films en développement

L'AMÉRIQUE À PRENDRE OU À LAISSER   

de AUBERI EDLER | Documentaire | 90' | 2022  

Le Lavomatic de Berwyn est le plus grand du monde. 1300 mètres carrés de machines, qui, nuit et jour, tournent en permanence. Mais dans cette banlieue défavorisée, à majorité hispanique, de Chicago, le Lavomatic est surtout un village. Au milieu du linge qui se lave et se plie, on y mange, on y danse, on y fait ses devoirs. Un troisième-lieu, rare et unique, où l’on veut encore croire au rêve américain.

LE BLOUSON DE CUIR

de FLORENCE MAURO | Long-métrage de fiction | En coproduction avec Stemal Entertainment (Italie) | 90'

Aujourd’hui, la campagne piémontaise entre rizières et le fleuve Pô. Ugo, franco-italien de seize ans, passe l’été chez son cousin. Il travaille dans une auberge sur le fleuve.

Dans l’été solaire et joyeux, Ugo tombe amoureux. Que fait-il alors de la violence des hommes, de leur intolérance, de ce gouffre sans fond de l’altérité ? Ceresa, figure paternelle ainsi que Nora, jeune immigrée, vont initier Ugo à l’existence, tandis que le garçon va tenter de construire sa propre vision du monde.

MON AMI GADHGADHI 

de RAFIK OMRANI | Long-métrage d'animation | En coproduction avec Majez Films (Tunisie)  | 120'

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Deux ans après la révolution, dans un climat politique tendu, la Tunisie, qui vient de découvrir la démocratie, est heurtée de plein fouet par une série de violences sans précédents. Le militant de gauche Chokri Belaïd est le premier à être abattu en plein jour devant chez lui, par un terroriste.
Quelques jours à peine après son assassinat, les médias tunisiens évoquent un suspect principal. Deux semaines plus tard, le premier portrait du terroriste présumé s’affiche en une de tous les journaux. Rafik, le réalisateur, comprend que c’est un ancien camarade d’université, Kamel Gadhgadhi.
La surprise de cette découverte suscite chez lui quelques réflexions sur la question du terrorisme...

Alcools, voyage sur le continent gris

de JULIEN SELLERON | Documentaire | 52' 

Tout le monde connait quelqu’un qui souffre dans son entourage. Pour 2 millions de personnes reconnues malades d’alcool, 15 millions de personnes en souffrent : c’est le principe de la co-dépendance. Nous assistons à une situation inédite pour la jeunesse avec une poly-addictions (tabac, alcool, drogues diverses dont la coke) et avec l’ignorance de ce que cela peut engendrer comme métamorphoses chez des êtres en formation physiologique et mentale. Il n’y a aucune prévention à part le slogan sur les affiches de pub « L’abus d’alcool est dangereux pour votre santé » et l’on boit dans les films de l’alcool comme on boit un soda : déni, indifférence, tabou ?

LE 7ème JOUR

de JULIE BENEGMOS | Long-métrage de fiction

À Jérusalem, sur un "no man's land", les forces de police israéliennes et le gouvernement tentent d'évacuer une communauté d'étrangers de leurs habitats éphémères.

Le vieux Haïm, ancien chef du Palmach, pionnier de la construction de l'État hébreu, vivant parmi eux, est le seul à pouvoir contrer les autorités et éviter leur évacuation. Mais, le vieux Haïm meurt, laissant les autres seuls pour faire face à la situation. Sur son lit de mort, Haïm fait promettre à tous de "cacher sa mort" aux autorités afin de les protéger. Ils ont tous accepté d'enterrer le vieil homme en secret. Après six jours de tensions et d'épreuves entre eux, Ahmed revient avec le double de Haïm mais il est déjà trop tard. L'un d'entre eux a dénoncé les autres.  Le septième jour, les autorités israéliennes arrivent.

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UNE LANGUE POUR RENAÎTRE 

de AHLEM AUSSANT-LEROY | Documentaire | 52'

En 2011, le monde occidental a appris de nouveaux mots : tahrir, hourria... La langue arabe a fait son grand retour sur la scène internationale. À travers la Méditerranée, le Golfe et la France arabophone, la langue arabe, que j’apprends et rêve de parler un jour, m’est racontée par des locuteurs arabophones et révélée par des images d’archives et de cinéma qui lui donnent corps. Peu à peu, elle s’incarne en un personnage riche et tourmenté, dévoilant une histoire enfouie, née avec la Nahda, au XIXème siècle, et resurgie avec les printemps arabes. Le spectateur est invité à une expérience d’immersion linguistique, dans laquelle la langue arabe classique, devenue arabe standard moderne, dessine un portrait par le verbe des Arabes d’aujourd’hui.